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Après les infirmières, les médecins hospitalières redisent une nouvelle fois publiquement le mal qui ronge la profession des soignants depuis plus de 30 ans.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle récrimination d’une classe socio professionnelle considérée comme relativement privilégiée par beaucoup. Il s’agit avant tout d’un énième appel au secours de professionnels qui aiment leur métier, qui précisément consiste à aimer les autres avant tout. Car aucun  soin ne peut être donné sans une certaine dose de sympathie au sens vrai du terme, même lorsque médecins, infirmières et autres personnels de santé sont sous la pression du temps, de la charge de travail, de la fatigue, de la technocratie ou de la violence de certains patients.

Il s’agit aussi de la preuve de l’ineptie de la gouvernance technocratique des directeurs d’hôpitaux. Ils sont formatés à l’aune de la rentabilité chère à tous nos ministres de la santé de droite comme de gauche, qui, cela est de plus en plus évident, préparent la privatisation à bas coût du système de santé français imposée par la mondialisation, ce qui explique entre autre une majorité de médecins étrangers dans nos hôpitaux.

Car, au fil des lois de santé et des conventions, tout a été fait méthodiquement pour détruire notre système de soins, à l’hôpital comme en ville. Les professionnels de santé inlassablement l’expliquent aux français.

Le Dr Joëlle MELIN, responsable des affaires de santé auprès de Marine LE PEN, réitère une nouvelle fois avec force la nécessité de changer radicalement de cap et de redonner du sens à la mission des professionnels de santé hospitaliers comme de tous les agents de la fonction publique hospitalière .