La mort lente de nos pharmacies de campagne

La mort lente de nos pharmacies de campagne

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L’ordre national des pharmaciens a publié le 4 novembre 2015, un point d’étape au 1er juin 2015, sur la fermeture des officines en métropole.

Il en ressort notamment, que le rythme des fermetures des pharmacies françaises s’accélère. 99 officines ont définitivement mis la clé sous la porte durant le 1er semestre 2015 soit une fermeture tous les 1,83 jours contre une tous les 2,5 jours en 2014.

Les pharmacies avaient bénéficié d’un numerus clausus d’installation (garantie géographique d’une clientèle nécessaire et suffisante pour être honorablement rémunéré) au motif qu’elles étaient des maillons indispensables de l’aménagement du territoire. Paradoxalement, les pharmaciens doivent aujourd’hui fermer boutique par désertification de certains territoires : ainsi 48% des fermetures se font sur des communes de moins de 7000 habitants. Qui plus est, la moitié de ces fermetures ne voient pas de transfert de clientèle.

Le Docteur Joëlle Mélin s’indigne, à nouveau, de cette situation qui est à la fois conséquence mais aussi cause secondaire de la désertification de nos campagnes. Seul le grand plan global de ré-industrialisation de nos campagnes et de rétablissement de nos services publics proposé par le Front National permettra d’inverser cette spirale vicieuse.