Le 6 octobre 2021,

Aujourd’hui, en séance plénière du Parlement européen, mon objection à la Taxonomie verte – une classification des énergies en fonction de leurs émissions de gaz à effet de serre qui exclue le nucléaire – a été votée et malheureusement rejetée par une majorité de députés. Alors qu’il s’agissait de sauver la filière du nucléaire en France, son savoir-faire et ses emplois, ainsi que notre souveraineté énergétique, il est regrettable que les députés français n’aient pas voté à l’unisson. Certains se sont en effet opposés à l’inclusion des activités nucléaires dans la nouvelle taxonomie, privant les investisseurs de toute visibilité et fragilisant de facto la filière du nucléaire en France.

Le résultat des votes ci-dessous :

Le 22 juillet 2021,

La Commission européenne a fait le choix d’exclure le nucléaire de sa nouvelle classification « verte » des énergies, élaborée il y a déjà plusieurs mois. Celle-ci, baptisée « Taxonomie verte » selon le jargon bruxellois, détermine les énergies qui pourront bénéficier de financements européens, dans la perspective « Green Deal » de neutralité carbone de l’Union européenne d’ici 2050.

Or, comme l’ont souligné récemment les propres experts de la Commission européenne, le nucléaire est une énergie qui répond parfaitement  au principe du « Do no significant harm » (Ne pas causer de préjudice important). Autrement dit, il s’agit d’une énergie particulièrement vertueuse si on prend en compte l’analyse de tout son cycle de vie, de l’extraction des minerais au traitement de leurs déchets !

Une fois de plus, la Commission européenne est sous l’influence de certains Etats ne possédant pas le nucléaire ou l’ayant abandonné, comme l’Allemagne, sous la contrainte de Verts sectaires et irresponsables.

La Commission va-t-elle tenir compte de l’avis de ses experts et réintégrer le nucléaire dans sa Taxonomie ?

C’est pourquoi, en l’absence de fondements scientifiques solides justifiant d’une exclusion du nucléaire de cette classification, j’ai saisi le Parlement européen, par le biais d’une Objection, afin qu’il contraigne la Commission européenne à revoir sa copie.

Membre de la commission Industrie, Recherche, Energie (ITRE) et Environnement (ENVI), avec mes collègues du Groupe Identité et Démocratie (ID), j’estime, au-delà des aspects purement environnementaux, qu’il s’agit d’une filière essentielle pour la France, son indépendance énergétique, ses emplois et son rayonnement mondial.

Joëlle MÉLIN

Mon Objection